• Je suis à ta merci...

    Bonjour ! :D

    Alors... Sous la pression insistante de la tyrannie de mes deux maîtr... /SBAF/ Très chaleureuses amies, j'ai nommé Wolfy et Solly, je poste ce petit texte ! :D

    Il devait faire parti d'un de mes projets mais j'ai à présent abandonné celui-ci (ou, du moins, mis de côté pour une duré indéterminée)

    Donc voilà ! :D Les paroles en italique introduites dans le texte sont tirées de la chanson Comme des Frères de Kyo :3

    Bonne lecture !

     

    On était comme des frères
    Pas de sang mais pas de guerre

    Ils se retrouvèrent face à face. Son dernier coup, bien que rapide, avait manqué de peu la tête de son adversaire. Néanmoins, le souffle provoqué par la lame avait fait tomber la capuche de son ennemi. Maintenant, ils s’étaient immobilisés tous les deux, chacun pouvant, d’un seul mouvement, mettre fin à la vie de l’autre. C’est alors que ses yeux tombèrent sur le visage du jeune homme qui se tenait face à elle, calme et patient. De sa peau pâle perlaient quelques gouttes de sueur. Pourtant, il ne paraissait pas du tout essoufflé, contrairement à elle dont la respiration se faisait courte et saccadée.

    Entre nous toujours fiers
    D’être seuls sur Terre

    Ses cheveux bruns dont les mèches ondulaient gracieusement recouvraient son front. Enfant, il possédait une bouille ronde et mignonne. Malgré le temps qui s’était écoulé et qui avait transformé son visage en celui d’un jeune homme, elle le reconnut immédiatement. Et puis il y avait ses yeux. Ces yeux qu’elle reconnaitrait entre mille. Ces même yeux qu’elle possédait, elle aussi, dont l’iris jaune était bordée d’or.

    T’arrives-t-il de vibrer pour un autre que toi ?
    Et retenir ton souffle pour qu’il respire à ta place

    Le temps s’arrêta et ce moment lui parut durer une éternité. Il lui semblait que son corps était devenu pierre. Elle ne pouvait plus esquisser le moindre geste. Ses yeux, dont le regard ne pouvait se détacher de son visage, restaient figés. Elle n’entendait plus rien, ne sentait plus rien. Avec son corps, son âme s’était immobilisée, obsédée par une seule idée : il était sa moitié, sa raison de vivre, sa plus grande perte, celui avec qui elle partageait tout, sa joie, sa douleur, sa peine, sa colère, sa rage, sa peur, sa tristesse, ses soucis, ses rêves, son bonheur.

    Pour nous on parlait d’à jamais
    Pour toujours sans l’ombre d’un doute

    Elle avait passé toute son enfance à ses côtés. Ensemble, ils avaient traversé le pire moment de leur vie, dont elle pensait que seule elle en était réchappé. Elle pensait l’avoir perdu pour toujours. Mais il était là. Son frère. Son jumeau.

    Comment imaginer que l’on pouvait nous séparer

    Son cœur cessa de battre durant une fraction de seconde et une boule se forma au creux de son ventre. Sa tête se remplit de tous les sentiments qu’elle avait déjà ressentis mais aussi de nouveaux. Elle eût envie de crier, de pleurer, de sauter, de courir, de le frapper, de se défouler, de le serrer dans ses bras, de revivre tous ce qu’ils avaient vécus ensemble. Tout en elle sembla sur le point d’exploser. Elle eût l’impression de se transformer en une bombe à retardement qui pouvait exploser d’une seconde à l’autre. Mais rien ne se produit. Bien qu’elle ait fait appel à toute sa volonté, elle fût incapable de bouger, ne serait-ce que de cligner des yeux.

    Mais elle a de ses mains prit le plus cher
    De ce qu’il y a en nous en semant la guerre

    Alors qu’elle restait toujours immobile, elle entendit le tintement de la chaîne qui pendait à son cou, à laquelle ce qui lui était le plus cher était suspendu. Elle sentit le métal froid glissé sur sa peau blanche, le sifflement provoqué par la chute de l’objet, puis le bruit sourd causé par son atterrissage brutal au sol. Elle savait ce qui était tombé, c’était ce qui représentait tout pour elle. Elle réussit enfin à baisser la tête pour apercevoir le pendentif qui jonchait le sol. Il s’était ouvert suite à l’impact et révélait les deux photos qu’il renfermait sur ses deux battants. L’une représentait un petit garçon aux yeux d’or, aujourd’hui devenu un beau jeune homme qui se tenait devant la petite fille, qui avait grandie elle aussi, représentée sur la deuxième photo, au comble de la joie, encerclant de ses petits bras le cou du jeune garçon. Une larme coula à la vue des photos qu’elle n’avait plus regardées depuis une éternité.

    Elle règne en semant la guerre
    Elle règne à l'ombre du soleil
    Elle règne en semant la guerre
    Elle règne

    Lorsqu’elle en détacha le regard, il tomba immédiatement sur la lame qui s’enfonçait maintenant dans sa poitrine. Elle n’avait rien senti et ne sentait rien. Elle écarquilla les yeux et remonta le fil de l’arme jusqu’à tomber sur la main qui la tenait, puis sur le visage de son propriétaire.

    - Jon…

    La douleur atteint finalement son cerveau. Une douleur fulgurante qui lui transperça le crâne. Tout son corps fût vidé des dernières ressources qu’elle possédait. Il retira son arme d’un coup sec. Un flot de sang gicla de la plaie et elle tomba en arrière.

    Le poison dans nos veines
    Finira par nous tuer

    Son corps produit un bruit mat lorsqu’il atterrit au sol. Du sang emplit ses poumons, remonta jusque dans sa bouche et elle fût obligée de le recracher pour ne pas s’étouffer. Incapable de prononcer un mot ou de faire le moindre geste, elle resta clouée au sol. Elle ne sentait plus rien, seulement le goût métallique de son sang qui continuait à envahir ses poumons et sa bouche. Elle arrivait de moins en moins à s’approvisionner en air. L’oxygène se faisait rare. Ses yeux se voilèrent et elle commença à partir. Elle repensa à celui qui causera sûrement sa mort. La seule personne qu’elle pouvait aimer et haïr en même temps. La seule personne avec qui elle pouvait tout partager. La seule personne qu’elle comprenait et qui la comprenait mieux que quiconque ne pourrait les comprendre.

    Je voudrais qu’on abrège
    Et puis qu’on se retrouve

    A ces pensées, un nouveau souffle de vie l’anima. Elle rouvrit les yeux et se redressa non sans difficultés. Sous la douleur, elle plissa les yeux pour mieux voir ce qui l’entourait et celui qui se dressait devant elle. Elle saisit son colt qui était tombé juste à côté d’elle mais ne tira pas. Elle ne pouvait pas. Elle se releva en s’appuyant à la rambarde et le regarda, pressant sa main sur la blessure pour tenter de ralentir l’hémorragie. Mais le sang continuait de couler abondamment. Une faiblesse dans les jambes se fit sentir et elle se rattrapa à la barrière. Tout son corps se reposait sur ce maigre élément pour essayer de rester encore debout face à l’adversité. Elle l’avait retrouvé, pas question de mourir maintenant.

    Elle règne en semant la guerre
    Elle règne à l'ombre du soleil
    Elle règne en semant la guerre
    Elle règne

    Elle tenta de reprendre consistance sans résultat. Le jeune homme s’approcha d’elle et leva son arme pour lui donner le coup de grâce. Il n’avait pas dit un mot de tout leur combat. Elle aurait tout donné, à ce moment-là, pour entendre le son de sa voix. Pour entendre à quel point elle avait changé, pour se rendre compte comme il avait grandi, ce qu’il était devenu. L’entendre une dernière fois. Mais elle ne put amasser assez d’énergie pour produire un seul son. Alors, elle plongea une dernière fois son regard dans le sien. Sa vue se brouilla et elle ne distingua bientôt plus ses yeux, son visage, puis son corps. Les couleurs se mélangèrent, ses oreilles sifflèrent et elle s’effondra.

    Je reste à terre à L'ombre du soleil
    Vient me libérer de mon sommeil
    Je suis à ta Merci,

    Je reste à terre à L'ombre du soleil
    Vient me libérer de mon sommeil
    Je suis à ta Merci…

    « Shura, mon bébé à mwa~ ♥Quel héros de film es-tu ? »

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